14 mars 2005
Manifester pour une vraie cause !
A vous, peuple français, pleurnichards égocentriques, toujours apitoyés sur votre sort à quémander plutôt que de lever la tête pour affronter la réalité avec lucidité et détermination ! A vous qui ne savez que descendre dans la rue pour manifester pour la préservation de vos mesquins acquis qui ne font que renforcer ce marasme qui est à l'origine de vos déboires ! Vous qui préférez entretenir la gangrène qui vous emportera plutôt que de trancher tant qu'il est temps ! Vous si prompts à vous enflammer pour des causes qui n'en valent pas la peine, manipulés par des intérèts qui vous échappent et dont vous n'êtes que les pions serviles ! Oui, vous peuple français, héritiers des lumières et des droits de l'homme, descendrez vous par millions dans la rue pour que cessent les massacres en Afrique ? Voici enfin une vraie cause qui mérite une vraie mobilisation ! Pour ne pas oublier qu'en afrique, ces 10 dernières années et encore en ce moment des millions d'africains sont les victimes de purification ethnique à grande échelle. Vous si prompt à faire étalage de votre bonne conscience, si fièrs des positions pacifistes de votre président, alors que ce reproduisent de nouveaux génocides, pourrez vous dire comme après cette guerre immonde qui engendra la Shoa que vous n'étiez pas au courant ? Vous savez ce qui se passe en Afrique : des massacres, des mutilations, des viols à l'échelle de centaines de milliers de personnes qui au fil des années font plusieurs millions de morts ! Entendez-vous les larmes de l'afrique qui se vide de son sang dans l'indifférence des nations ?
Descendez dans les rues par millions ! Hurlez votre colère et votre dégout pour l'indiférence du concert des nations qui laisse l'afrique mourrir dans le sang, le sang versé de millions de victimes au Darfour, au Soudan, en Sierra Léone, au Congo qui n'est plus depuis longtemps une république démocratique, le sang pourri par le sida de millions d'africains et de leurs enfants condamnés à mort.
Vous hommes de bien, fiers d'être français et de vos valeurs, rejetez l'indifférence et manifestez pour l'Afrique, pour que les nations interviennent et enrayent ce fléau qiu ronge l'afrique depuis la décolonisation. Non, ce n'est pas ouvrir la porte au néocolonialisme que de tendre la main à ceux qui souffrent et de protéger les plus faibles.
Et à l'heure où l'ogre chinois s'apprète à rentrer en guerre contre le petit poucet Taiwan, osons, maintenant, et plus que jamais descendre de la rue pour crier à la face du monde que l'histoire du 21ème siecle ne bégayera pas !
Si vous aussi vous vous partagez ces convictions, parlez en autour de vous, mobilisez vous enfin pour une cause qui dépasse l'aune de vos intérèts propres.
Pour info, je retranscrit cet article publié dans Métro le 14/03/2005:
La parole à Viviane Kitete, responsable du Credd (Centre de rééducation pour l’enfance délinquante et défavorisée) en RDC et présidente de la Commission contre les violences faites aux femmes.(14/03/2005)
• Quelle est la situation à l’est de la République démocratique du Congo ?
• Des factions rebelles sont toujours là. Des Rwandais, notamment, se vengent, nous accusant d’avoir, avec la complicité des militaires français, accueilli les Interahamwe, agresseurs des femmes tutsies durant le génocide. Des miliciens opèrent également, en prétextant l’autodéfense. En fait, tous ces groupes ont gardé l’habitude du viol, utilisé comme arme de guerre pour semer la panique et propager les maladies comme le sida.
• Qui sont les victimes de ces viols ?
• Les femmes qui doivent aller aux champs, puiser de l’eau ou chercher du bois. Personne n’y échappe, de la fillette âgée de trois ans à la vieille dame. Parfois, ces viols s’accompagnent de tortures, comme l’introduction dans le vagin d’objets pointus ou de bouts de verre. Il arrive que les agresseurs tirent sur leur victime, au moment du viol ou après. Les groupes armés ont parfois obligé des fils à violer leur mère ou leurs sœurs. Souvent sous l’emprise de la drogue et de l’alcool, ils enlèvent des femmes prétendûment pour le combat, en fait pour l’exploitation sexuelle. •Comment expliquer le peu de condamnations ?
• Le gouvernement se révèle impuissant face à ces exactions dans une région située à plus de 2 000 km de Kinshasa, la capitale. Et les sanctions sont trop faibles.
Propos recueillis par Claire Cousin "
Infos : www.amnesty.asso.fr
25 février 2005
Des grèves sauvages d'Air France
Les dernières grèves des services de pistes d'Air France ont comme à l'accoutumé pris en otage les usagers au pire moments, celui des départs en vacances. Alors que des milliers de personnes qui ont investit de l'argent pour profiter des congés qu'ils ont mérités subissent une nouvelle fois le mépris égoiste des grévistes qui n'aspirent qu'à la nuisance maximum, il n'y a personne pour dénoncer ce Xième non respect de la loi qui oblige pourtant à déposer un préavis, ni l'attitude méprisante des grévistes pour les usagers. Les syndicalistes d'Air France, qui piétinaient sans motif sérieux de grève depuis l'arrivée de Spinetta, le sauveur d'Air France, se sont approprié odieusement un incident tragique avec cynisme, bassesse, médiocrité et sans un mot pour la seule vraie victime ! Et pas un journaliste pour évoquer la mémoire de cette jeune mère de famille, morte stupidement dans l'indifférence.
Personne non plus pour dénoncer ce syndicalisme a deux vitesse ou la victime n'est pas l'hôtesse décédée mais le conducteur de la passerelle ! Car pour ces syndicalistes d'Air France, tous les travailleurs ne se valent pas. Malgré un salaire devenu plutôt chiche et sans doute inférieur à ceux de la « base » dont les intérêts sont si hargneusement défendus par le syndicat, une hôtesse serait-elle une « nantie » ? Oui ! En vertu d'une idée rétrograde héritée du communiste pro-prolétarien qui gangrene les syndicats français, stupidement ancrée dans les idées courtes de nos syndicalistes obtus, qui voudrait que le seul vrai travail qui vaille soit celui qui ourle le front d'une noble sueur ! Et tous ceux "qui mouillent pas la chemise" ne sont que des bourgeois nantis et qui collaborent activement avec le patronnat ? Que de clichés absurdes et passéistes dans ces syndicats arriérés !
A l'heure où des milliards d'êtres humains n'ont justement que cette sueur et leur bras à vendre, il est clair que dans nos pays le travailleur de force est une espèce condamnée à disparaître à terme et dont la disparition aurait dû être fétée et saluée par des syndicats modernes comme un vrai progrès social. Mais grâce à la verve active et à l'opposition militante, de nos syndicats, les dinosaures français du syndicalisme et leur culture stupide du conflit veillent à préserver la biodiversité des masses laborieuses de la France.
Point d'orgue de cette démonstration exceptionnelle de bétise, le refus des syndicat de modifier de 24 heures le grand messe défilante concomitante avec la visite du CEO !
Mais on a oublié sans doute que fondée en 1895, la CGT a adopté la charte d'Amiens, privilégiant le recours à la grève à toute autre forme de dialogue social. Historiquement, l'idéologie Marxiste a forgé les aspiration desprincipaux syndicats français, aussi rien de si étonnant à ce que chaque revendication ait un arrière goût de lutte des classes et d'agitation révolutionnaire. Désormais, sous prétexte officiel de conserver les acquis sociaux, mais sous motif réel de contestation systématique, les syndicats, qui ne représentent pourtant qu'une faible proportion très minoritaire des personnes qui travaillent, tirent la france vers le passé et vers l'immobilisme en paralysant systématiquement l'activité. Et les gouvernants de reculer devant ces épouvantails qui s'agitent seuls !
Sans remettre en cause les victoires et les progrès laborieusement acquis par des générations de syndicalistes à u une époque où leur action était légitime et nécessaire, il est temps désormais réflechir et d'envisager la négociation sociale d'une manière non systématiquement conflictuelle, comme c'est le cas dans les démocraties du nord pourtant en pointe en matière sociale, pour ne pas laisser la main à ces minorités arriérées et agitées qui ne font, après tout, qu'occuper le vide qu'on veut bien y laisser.
Vous qui passez sur ce blog et lisez cette chronique, quelle que soit votre opinion, je vous invite à la formuler. En politique, l'indifférence est le meilleur encouragement de tous les extrémismes.
Allez, tenez bon et gardez espoir, tout n'est pas perdu ;-)
17 février 2005
Manifestation des lycéens
J'allais écrire une petite contribution sur les dernières manifestations des jeunes lycéens quand je suis tombé sur une tribune libre de M. Debré dont je partage complétement l'avis. Aussi, je le reproduis ci-après :
Lettre à un jeune manifestant
PAR BERNARD DEBRE *
[16 février 2005]
Toi qui n'as pas encore 20 ans et qui manifestes dans la rue, connais-tu véritablement cette réforme ? Tu parles du bac comme s'il était l'examen le plus important de ta vie, certes il l'est ; mais déjà 80% des élèves le décrochent ; bientôt ils seront 100%. Tu dis vouloir refuser le contrôle continu des connaissances, car certains établissements seraient moins bons que d'autres ! Vigoureuse découverte que tu fais là ! Alors comment expliquer que ceux qui y travaillent réussissent déjà le bac ? A t'entendre, ils n'auront plus aucune chance de le réussir. Où est la logique, s'ils le réussissent aujourd'hui, que changeront ces contrôles ? D'ailleurs, ils sont institués dans tant d'autres pays d'Europe. Alors, ils seraient bons à l'étranger et mauvais chez nous. Comment peux-tu l'expliquer sereinement ?
Toi qui n'as pas 20 ans, tu es une proie facile pour les syndicats politisés ; ils t'utilisent dans le but de ne jamais rien changer, ils sont les plus «ringards» d'Europe. Ils ont toujours refusé l'évolution, la modernisation, qu'elles viennent de droite ou de gauche. Tu as toujours marché pour eux et rien ne change. Que vas-tu répondre à ceux qui te disent avec raison que 50% des jeunes de ton âge ne savent pas écrire sans faute, ne lisent pas ou peu, ne parlent aucune langue étrangère ? Te crois-tu capable d'affronter un jour les jeunes Belges, Allemands, Italiens ou Espagnols ?
Toi qui n'as pas 20 ans et qui manifestes dans la rue, quelle France veux-tu ? As-tu réfléchi un instant à ton métier, à ta destinée ? Tu es contre l'élitisme, dis-tu, mais l'exigence de la perfection est nécessaire pour inventer, découvrir, produire. Ariane s'est envolée dans les cieux, victoire des ingénieurs et des chercheurs. Crois-tu que cette perfection a été donnée à tous sans efforts ? L'Airbus géant va bientôt décoller, victoire de la technologie. Te sens-tu capable de participer à toutes ces victoires ? Ou veux-tu simplement t'éclater dans une rave-partie, jouer sur une console vidéo à tuer le plus possible d'ennemis virtuels ?
En refusant l'effort, tu te refuses à ton pays et à ta famille. En vérité, tu attends que d'autres puissent à l'avenir subvenir à tes besoins. Tu es contre l'élitisme affirmes-tu, mais tes copains, ceux qui le pourront, partiront aux Etats-Unis, en Angleterre ou ailleurs. Ils sont nombreux à l'avoir déjà fait, pour obtenir des diplômes, ceux qui vont compter dans l'avenir. Alors tu trouveras une France véritablement coupée en deux, entre ceux qui, comme toi, auront joué les révolutionnaires et qui se seront trompés d'époque et les autres qui auront accepté l'effort, la lutte, et qui dirigeront notre pays et occuperont les postes les plus importants.
Vois-tu, la France n'est plus isolée et tu fais partie de la jeunesse du monde, ton destin est lié à celui de l'humanité. Tu vas te trouver dans une compétition plus féroce encore que tu ne peux l'imaginer, et ce que tu ne feras pas pour l'affronter, personne ne le fera pour toi. Retourne à l'école de la République, car tu as cette chance inouïe de pouvoir y aller alors que tant d'autres enfants de ton âge errent sans but et sans espoir dans des bidonvilles insalubres ou dans des déserts torrides. Eux sont déjà abandonnés, et seule notre solidarité éphémère peut les empêcher de mourir.
Toi qui n'as pas 20 ans et qui vis en France, tu seras prêt si tu ne mesures pas chichement tes ambitions pour les porter au niveau de l'effort nécessaire pour que ton pays reste un pays fier et accueillant. Et tu pourras, si les circonstances t'aident, t'élever à la hauteur du combat suprême, celui des hommes pour les autres hommes, nos frères.
Abandonne ces adultes syndiqués qui vivent déjà dans le passé, élance-toi dans l'avenir, celui de ton humanisme.
* Ancien ministre, député de Paris.
Vous qui passez sur ce blog et lisez cette chronique, quelle que soit votre opinion, je vous invite à la formuler. En politique, l'indifférence est le meilleur encouragement de tous les extrémismes.
Tenez bon et gardez espoir, tout n'est pas perdu ;-)
07 février 2005
De la manifestation en France
Comme Jean Sevilla l'a exprimé dans son ouvrage, Historiquement correct (Ed Perrin), de la Révolution Française qui ensanglanta le pays pendant de longues années, la France a conservé une incapacité à se réformer autrement que dans la douleur et sous la pression de la rue. En effet, les prises de pouvoir des Constituantes et autres Communes n'ont été le fait que d'une minorité de parisiens, qui au noms de leurs principes se croyaient légitime à confisquer au peuple le droit au urnes et à l'expression. Aujourd'hui encore, le pouvoir de la rue est réel et s'exprime sans vergogne. Des centaines des milliers de manifestants s'égrainent chaque jour au fil des rues parisiennes pour faire entendre leur voix. Dans toutes ces manifestations, combien sont ils à savoir ce dont il retourne réellement ? Le manifestant est souvent comme le taureau dans l'arène, obsédé d'avantage par la cape rouge agitée devant lui que par toute autre considération.
Entendu hier, des dirigeants syndicaux "exiger" que le gouvernement retire son projet d'amendement des 35heures, des jeunes collégiens et lycéens exiger le retrait de la réforme Fillon: il faut arréter d'accorder plus de crédit aux manifestants et à leurs revendications que l'aune de leur nombre et de leur représentativité ne le permet ! En démocratie, les électeurs investissent des politiques pour qu'ils représentent leurs idées et défendent leurs intérèts. C'est là la seule voix d'expression légitime. Le gouvernement est nommé par le président sur un projet politique. Il est controllé par les suffrages des députés de la majorité qui travaillent, eux, à défendre et respecter la ligne politique dont ils ont été investit par la majorité des français. Qu'une partie de ce consensus ait été obtenu par réaction au FN n'a rien à voir avec l'affaire. Laisser les élus gouverner, c'est respecter la majorité des français, leurs voies et leurs convictions.
Un petit nombre actif et véhément n'a pas de légitimité à se faire d'avantage entendre que l'immense majorité silencieuse des français. Manifester ne doit être qu'un témoignage de désapprobation et non pas une injonction d'agir, ou une menace. Toute autre acception de la manifestation serait anti-démocratique. D'ailleurs, rien d'étonnant à voir que les manifestants les plus zélé et les plus vindicatifs sont souvent les extrèmistes et les anarchistes qui se sont appropriés de longue date ce mode d'expression dont ils savent abuser pour faire fléchir les gouvernements.
La détermination en politique ne doit pas se manifester par des cris dans la rue, mais par des idées, des engagements et des réalisations ! Pour une fois, ne confisquons pas les désirs de réforme de la majorité silencieuse !
Vous qui passez sur ce blog et lisez cette chronique, quelle que soit votre opinion, je vous invite à la formuler. En politique, l'indifférence est le meilleur encouragement de tous les extrémismes.
Tenez bon et gardez espoir, tout n'est pas perdu ;-)
03 février 2005
De la police au quotidien
Ils sont de plus en plus nombreux à se plaindre de l'omniprésence de la police. C'est vrai la police est plus présente. Elle se réappropire la rue et les quartiers, elle infiltre, enquète et surveille, ce qui n'est ni plus ni moins que sa raison d'être pour ceux qui l'aurait oublié. On ne peut que se féliciter que le laisser-aller des dernières années ayant conduit à des statistiques affolantes, le problème de l'insécurité soit enfin considéré à sa juste mesure. Les solutions de prévention ou de traitement social de la délinquance testées ces 20 dernières années n'ont abouties qu'à générer un sentiment d'impunité vis à vis des lois dans toutes les catégories de la société. Ce laxisme répressif a eu des répercussions jusque dans le comportement des automobilistes dont il a fallut se préocupper énergiquement tant la situation devenait critique.
Alors que les statistiques générales de la délinquance s'améliore et que le sentiment de sécurité progresse, dernier corollaire de ce sentiment d'impunité entretenu par l'abscence de la police ces dernières années: les incivilités. Ce terme fourre tout emglobe désormais toute l'impolitesse, la grossièreté, l'égoisme crasse libéré par l'absence de répression des petits délits. Et la liste de ce que les plus tolérants appellent des "broutilles" de l'incivilités commence avec ces égoistes tabacomanes qui vous enfument dans le métro en toute impunité, se poursuit avec ces automobilistes préssés qui se garent sur les places handicapés ou qui empruntent les fils de bus et se complete de tous les énergumènes qui vous dressent un doigt vengeur à la moindre réaction de désapprobation de leur attitude déplacée.
Dans notre pays où traditionnellement le respect des lois connait nombre de petits amménagements personnels, la montée de l'individualisme et de l'égoisme méritent d'être mieux jugulée par l'autorité si l'on veut préserver un minimum de qualité de vie au quotidien. Celui qui n'a rien à se reprocher n'a rien à craindre de la présence policière puisqu'elle ne s'exerce pas sur lui et ne peut que se féliciter de l'omniprésence de ceux qui sont les gardiens de notre sécurité.
Néanmoins, il y a au delà de ses considérations bien d'autres problèmes, à commencer par celui du respect de la loi à travers l'action de la justice et de l'application des peines. Mais cela fera l'objet d'un prochain post.
Tenez bon et gardez espoir, tout n'est pas perdu ;-)
